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Présentation

Professeur d'histoire-géographie depuis la rentrée 2004, j'enseigne depuis 2008 dans un collège du Pas-de-Calais.

Titulaire d'un master recherche en histoire politique contemporaine sur l'antifascisme dans le bassin minier du Pas-de-Calais, je prépare actuellement un doctorat en histoire politique contemporaine sur le Parti communiste et la CGTU dans le Pas-de-Calais durant l'entre-deux-guerres. 

Je suis membre du bureau de la régionale Nord-Pas-de-Calais de l'Association des Professeurs d'Histoire et de Géographie.

Je suis également membre du Bureau de la CGT Educ'action du Pas-de-Calais, du Bureau Académique de la CGT Educ'action Nord-Pas-de-Calais ainsi que du Conseil Scientifique de l'Institut Régional d'Histoire Sociale de la CGT Nord-Pas-de-Calais.

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Publié par David NOËL

Tirpitz.jpgJ'ai reçu aujourd'hui le Tirpitz, quatrième cuirassé de la Seconde Guerre Mondiale sorti chez Forces of Valor, le troisième à l'échelle 1/700 après le Yamato (que j'ai acheté l'été dernier), et le Missouri. Le Tirpitz est le plus grand cuirassé allemand de la guerre avec le Bismarck dont il est le "sister-ship".

Je l'ai commandé en ligne sur le site de Francis-miniatures.

Après l'avoir déballé, je l'ai exposé dans ma vitrine avec le Yamato, qui est légèrement plus grand. Je compte maintenant acheter le Missouri pour compléter ma collection, en espérant que d'autres modèles de navire sortiront.

 


L'amiral Von Tirpitz, le plus grand cuirassé à flot d'Europe et le plus grand navire de guerre de la Kriegsmarine, fut lancé par Adolf Hitler le 1er avril 1939 à Wilhemshaven.

Le nom est un hommage au créateur de la flotte impériale allemande combattante de la Première Guerre mondiale. La marraine du bâtiment était Mme Ulrich von Hassel, fille du grand-amiral Alfred von Tirpitz et femme de l'ambassadeur allemand à Rome.

Le tonnage, de 43 000 tonnes à vide de combustible et de munitions, atteignait 56 000 tonnes. De l'avant à l'arrière, le Tirpitz mesurait 251 mètres, pour une largeur de 36 mètres et un tirant d'eau de 11 mètres.

L'armement du bâtiment était composé de 8 canons de 380 mm, d'une artillerie secondaire et d'une défense antiaérienne. Les canons de 380 mm étaient appairés en 4 tourelles prénommées Anton et Bruno à l'avant, César et Dora à l'arrière. L'artillerie secondaire comportait 12 canons de 150 mm sur 6 tourelles et 16 pièces de 105 mm sur affuts doubles auxquelles s'ajoutaient 16 canons antiaériens de 37 mm et 80 pièces de 20 mm à tir rapide. Il était doté de deux hydravions de type Arado 196.

Son blindage était également réputé résistant à tous les calibres d'obus existants lors de son lancement : une carapace de 120 à 200 millimètres d'épaisseur protégeait toutes les œuvres vives du bâtiment. Le pont lui-même était blindé afin de se prémunir des attaques aériennes. Le blindage atteignait son maximum (380 mm) au niveau d'une ceinture bardant le navire sur 2 m de hauteur de part et d'autre de la ligne de flottaison, et courant de l'avant de la première tourelle à l'arrière de la quatrième. Derrière la carapace, un compartimentage très serré était réalisé afin de minimiser l'importance d'éventuelles voies d'eau. Ce compartimentage était hérité de l'expérience de la Première Guerre mondiale au cours de laquelle les bâtiments de la Kriegsmarine, pourtant moins nombreux, purent tenir tête aux Britanniques grâce à leur robustesse.

Le bâtiment fut livré à la Kriegsmarine le 25 février 1941 malgré une finition encore imparfaite. De nombreux éléments furent achevés au premier mouillage au Faettenfjord (en Norvège, à proximité de la ville de Trondheim et à seulement 50 km de la frontière suédoise). À sa livraison, il était commandé par le capitaine de vaisseau Karl Topp.

Sister-ship du Bismarck (vainqueur - en une seule salve de canon - du croiseur de bataille britannique Hood), le Tirpitz menaçait clairement la puissance navale Britannique et le danger qu'il représentait immobilisa durant de long mois à Scapa Flow les plus grands navires de la Home Fleet. Le bâtiment effectua quelques raids sur la Baltique dans le but de couler les convois d'armement à destination de l'URSS, mais ces raids ne furent jamais très heureux.

Le Tirpitz ne se risqua jamais sur l'Atlantique Nord qui fut fatal au Bismarck : la puissance qu'il représentait était telle que la perte du bâtiment aurait été calamiteuse pour Hitler, pourtant peu convaincu de l'utilité des navires de surface traditionnels. Ni Raeder, ni Hitler, ni Dönitz ne voulaient prendre le risque de perdre le bâtiment qui bloquait à Scapa Flow une bonne partie de la Home Fleet. De plus, la quantité de mazout nécessaire au fonctionnement du Tirpitz n'était pas vraiment compatible avec la pénurie régnant en Allemagne.

Aussi les U boot lui furent préférés pour les raids dans l'Atlantique, le Tirpitz se contentant du rôle d'épouvantail dressé face aux convois de l'Arctique. Il resta donc majoritairement au Faettenfjord, à l'abri de filets anti sous-marins et d'écrans de fumée contre la RAF. Plusieurs tentatives infructueuses eurent lieu pour le détruire, en commençant par un bombardement (27 avril 1942).

Opération Sportpalast

L'Opération Sportpalast (Palais des sports) fut la première action de combat du Tirpitz et de ses destroyers d'escorte contre les convois alliés de l'arctique PQ-12 et QP-8. Elle a eu lieu du 5 au 9 mars 1942 et elle a été la première tentative de perturber un convoi de l'Arctique.

Opération Title

L'opération Title, un commando d'hommes-grenouilles armés de mines fut également lancée sans succès du 26 au 31 octobre 1942 : l'armement, dissimulé sous la coque d'un navire de pêche devant approcher le Tirpitz, fut perdu contre un haut-fond avant même d'arriver à proximité du cuirassé de la Kriegsmarine.

Après quoi, une attaque à l'aide de mini sous-marins fut tentée. C'était l'opération Source, menée le 23 septembre 1943.
Tractés par des sous-marins conventionnels jusqu'à proximité du Tirpitz ancré dans l'Altafjord, 6 sous-marins X les X5, 6, 7, 8, 9 et 10 participaient initialement au raid.
Le Scharnhorst mouillant à proximité était aussi cible de l'opération. Victimes d'une fiabilité médiocre et de ruptures incessantes des câbles de remorquage (deux d'entre eux furent perdus en route, les X8 et 9), seuls 3 sous-marins (les X5, 6 et 7) parvinrent à leur cible, et seuls deux (les X6 et 7) à poser leurs charges.
X10 endommagé juste avant l'attaque dut renoncer, il fut sabordé alors qu'il tentait de regagner l'Écosse à la remorque d'un sous-marin.
Les dégâts infligés au Tirpitz furent cependant importants, au point de nécessiter plusieurs mois de réparations. Une barge spéciale fut amenée au Faettenfjord pour effectuer les réparations, une traversée vers les ports allemands étant beaucoup trop dangereuse : le bâtiment, pris en remorque, aurait fait une cible facile pour les sous-marins britanniques.

Bien qu'à nouveau opérationnel, le Tirpitz n'aurait pu retrouver ses performances qu'avec une mise en cale sèche : les déformations de la coque affectaient ses qualités hydrodynamiques, réduisant la vitesse maximale, initialement supérieure à 30 nœuds, à seulement 27.

Face à ces difficultés, et au vu de l'évolution du conflit, le Tirpitz fut finalement transformé en forteresse flottante.
En effet, le carburant nécessaire à son fonctionnement venait à manquer, la bataille de l'Atlantique était de toute façon perdue et, enfin, les marins autres que les artilleurs étaient plus utiles ailleurs que sur un navire de guerre condamné à l'immobilité.

Le Tirpitz fut finalement positionné au-dessus d'un haut-fond aplani pour la circonstance : ainsi, si le bâtiment était gravement touché, il irait simplement se poser sur le fond sans chavirer et demeurerait la forteresse qu'il était devenu.

Le Royal Air Force Bomber Command eut raison du Tirpitz le 12 novembre 1944 par une attaque avec des bombes Barnes Wallis perforantes de 6 tonnes. Contrairement aux espoirs de l'amiral Dönitz, le navire, touché dans une réserve de munitions, chavira. L'absence d'équipage autre que les artilleurs et les techniciens indispensables à l'alimentation du navire réduisit les pertes humaines. Bon nombre de marins, coincés sous la coque retournée, furent sauvés grâce à la découpe de celle-ci, restée émergée du fait de la faible profondeur. On dénombra néanmoins 971 morts.

Abandonnée, l'épave fut désossée après guerre par des Norvégiens qui en obtinrent un revenu non négligeable par la revente des câbles et de l'acier.


Source : Wikipedia

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